Autoroutes en construction… (voyage dans l’histoire européenne très ancienne).

Si le réseau des “transversales” est devenu très roulant - nos camping-cars n’en reviennent pas! – pour arriver aux portes de la Roumanie, par l’autoroute de la Hongrie, l’on aura parcouru 1600 km depuis notre Dauphiné, via la Confédération helvétique, l’Allemagne réunie, l’Autriche non hongroise; c’est très rapide. Puis, pour rejoindre Satu Mare par la route, c’est très court aussi.

En Roumanie, de Bucarest à la plage de la Mer Noire, c’est l’autoroute depuis longtemps. Bien sûr. Autour de Cluj (contournement) : 35 km étaient pratiques pour éviter la grande ville, ou praticables pour quelques trajets plus courts en cet été 2012.

Nous roulions donc en voiture de location Sud-Nord et N-S pour rallier Baru à Satu Mare (par Cluj) à l’aller, et revenir de Baia Mare à Deva. Quelle surprise que de longer les chantiers de dizaines et dizaines de km d’autoroutes. Surprise bien naïve de touristes nostalgiques du réseau routier d’antan? A une ou deux (ou 3) reprises, nous observions d’autres chantiers, ceux de fouilles archéologiques! Logique, bravo, pensions-nous encore! Nos Roumains (re)mettent à jour leur histoire, grattent, collectent, conservent, préservent, découvrent! Autre naïveté, car, en nous renseignant au retour, bien plus tard, nous pouvions lire des informations sur la destruction de plusieurs sites archéologiques de grande importance: ceux de Turda, Tartaria, Sibot, vieux de plusieurs milliers
d’années, présentant des vestiges humains parmi les plus anciens d’Europe, et aussi celle d’une céramique vieille de 10 000 ans.

Avant les Daces et les gallo-romains. Bien avant…Destructions commises par les bulldozers de nos entreprises de BTP françaises bien connues avec les financements européens ad hoc.Après les bulldozers de Ceausescu, à l’oeuvre il y a 30 à 40 ans pour raser un quartier de son centre-ville, et édifier un palais présidentiel à Bucarest puis dans les années 85 pour raser des villages systématiquement (“la systématisation”) dont quelques-uns ont été préservés par nos parrainages, les bulldozers des Temps Modernes sont de retour.

Pour approfondir, fouiller : http://adevaruldespredaci.ro.

Pierre Barge
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